Incubateur Belle de Mai

#Episode1 : Innovation ouverte – Mais de quoi parle-t-on ?

open innovation

Oui, je sais… On entend plus souvent parler d’Open Innovation et que d’innovation ouverte… Je suis désolé, c’est mon petit côté chauvin…

L’arbre qui cache la forêt

Impossible aujourd’hui de parler d’innovation ouverte sans mentionner notre cher ami Henry Chesbrough à qui on doit ce paradigme. C’est grâce à lui que l’expression s’est démocratisée à partir de 2003 et à la publication de son livre « Open Innovation : The New Imperative for Creating and Profiting from Technology ».
Aujourd’hui, cette expression est très régulièrement utilisée dans le cadre des collaborations startups – grands comptes. Il est bon de revenir aux sources pour se rendre compte qu’il s’agit certes d’un axe de réflexion mais qu’il en existe bien d’autres ! Ready ?

CISCO vs LUCENT

Le raisonnement d’Henry Chesbrough repose en fait sur de nombreuses observations sur les politiques d’innovation des entreprises nord-américaines et notamment sur la course à l’innovation que se faisaient à l’époque Lucent et Cisco.
Lucent allouait énormément de ressources dans sa politique de recherche et développement. Tandis que Cisco préférait quant à elle collaborer avec l’écosystème d’entreprises innovantes gravitant autour d’elle pour limiter ses coûts de R&D et optimiser son time to market.

Facteurs d’érosions

Chesbrough fait à ce moment-là l’hypothèse que le modèle utilisé par Cisco risque fortement de se démocratiser au-delà des TIC et affirme le constat que les entreprises ne peuvent dorénavant plus continuer à gérer leur savoir-faire comme elles le faisaient jusqu’à présent. Il justifie ce postulat à travers une série de facteurs d’érosions dont :

– La mobilité de plus en plus forte des ressources clefs de l’entreprise qui diffusent les savoirs au sein de leurs sociétés successives.
– La réduction des cycles de vie des technologies
– L’accessibilité des savoirs grâce à la démocratisation du numérique
– Le niveau des connaissances des utilisateurs finaux de plus en plus important.

L’ensemble de ces facteurs rendant de plus en plus perméable l’information au travers des organisations, les entreprises ont alors tout intérêt selon lui à valoriser les résultats de recherche jusqu’ici inexploités et laissés sur étagère, ouvrir leur domaine de compétences et leur savoir pour favoriser l’émergence de nouveaux concepts technologiques ou de nouveaux modèles économiques.

Il met ainsi à travers ce raisonnement en relief le paradigme de l’innovation ouverte en opposition directe à celui de l’innovation fermée. #Episode2

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