Incubateur Belle de Mai

Morgan Dinkel : principal interlocuteur des entrepreneurs

Il est le premier partenaire des futurs entrepreneurs du numérique dans le processus d’incubation. Morgan Dinkel est le chargé d’affaires de l’Incubateur Belle de Mai. Son métier : « accompagner l’émergence de start-up innovantes, à fort potentiel de chiffre d’affaires ». Entretien avec un passionné de technologies numériques au service des porteurs de projets.

Un incubateur concourt à la création d’une entreprise selon trois axes majeurs : l’accompagnement au quotidien (conseil), la mise à disposition d’une enveloppe financière et diverses actions comme l’hébergement de proximité ou la formation continue. À l’Incubateur Belle de Mai, cet accompagnement a un visage : celui de Morgan Dinkel. Il est la porte d’entrée du porteur de projet vers la création de son entreprise et s’emploie au quotidien à catalyser ce processus.

Un dispositif d’incubation qui passe par plusieurs étapes.  Première phase, la sélection. Le projet passe devant un comité d’expertise qui évaluera sa viabilité et son potentiel en chiffre d’affaires.  « On rentre ensuite dans la phase d’incubation qui va durer entre 18 et 24 mois. » L’objectif ? Aider l’entrepreneur à convertir au plus vite son idée en une structure pérenne, en lui apportant une expertise et des moyens techniques, logistiques et financiers.

Une relation longue avec les porteurs de projets, « entre 3 et 4 années le plus souvent » et parfois tumultueuse. « Le principal écueil selon moi ? Le cercle vicieux de la relation qui devient trop amicale. » Il poursuit : « Du premier jour du concept à l’arrivée à maturité de l’entreprise, j’entretiens une relation continue avec les entrepreneurs. Je suis fasciné par leur volonté et leur dynamisme. Alors la tentation de déborder le champ de la relation professionnelle est souvent palpable. Mais je sais que c’est en gardant une distance cordiale que j’arrive régulièrement à bousculer le projet pour l’amener plus loin ».

Avec entre 15 à 20 projets à accompagner en continu, Morgan Dinkel n’en est plus à son coup d’essai. Les principales qualités du chargé d’affaires sont selon lui l’écoute et l’échange : « c’est la base de tout accompagnement. » Viennent ensuite deux grands segments de compétences à développer : les connaissances technologiques d’une part, économiques et marketing d’une autre. « Issu d’une école d’ingénieurs, je viens de la technique : je baigne dans le numérique depuis de nombreuses années. Je suis en revanche un peu moins à l’aise dans les aspects économiques et financiers. » Rédhibitoire ? « Pas du tout. Un chargé d’affaires ne peut être un fin spécialiste de tous les domaines de la création. Il sait lui aussi s’entourer et ne prend jamais la place de l’expert dans la prise de décision. »

C’est d’ailleurs une des forces de l’Incubateur Belle de Mai : la confortable enveloppe mise à disposition des entrepreneurs leur permet de s’entourer des meilleurs professionnels dans chaque domaine. « C’est sans aucun doute une des clés de la réussite de l’incubation », confirme le spécialiste.

Mais il y en a d’autres : « Le savoir-faire, le savoir-être et le faire savoir », poursuit Morgan Dinkel. Une formule intéressante qui exprime à elle seule ce qui fait l’essence d’un bon entrepreneur : connaître son domaine, avoir l’étoffe d’un entrepreneur et savoir communiquer. « J’attends toujours que le porteur de projet vienne me chercher avant de proposer mon aide. J’estime qu’un futur chef d’entreprise doit être capable de s’entourer et doit savoir échanger de l’information : s’il n’est pas capable de demander de l’aide lorsque c’est nécessaire, c’est déjà un problème. »

Et le professionnel de poursuivre : « Avec le temps, et malgré la subjectivité de certains de ces critères, on arrive rapidement à déterminer le dossier qui arrivera au bout et qui sera converti en chiffre d’affaires. Ce n’est pas seulement les caractéristiques du projet qui importent. On a vu des concepts extrêmement prometteurs s’écrouler et d’autres plus modestes faire de vraies success story. »

Quelle est alors la recette ? « Un projet qui fonctionne dépend pour 80% au moins des compétences humaines de l’entrepreneur qui le porte. C’est la que réside la clé d’une incubation réussie et mon métier consiste avant tout à savoir déceler ce capital immatériel. »

 

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