Interview de Jean Mulin, co-fondateur de Flaash, la solution de Home Staging virtuel

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Écrit par Manon Dhennin
Rencontre avec le CEO de Flaash. Qui es-tu ?

Je m’appelle Jean, je suis le CEO de Flaash que j’ai co-fondée avec mes associés Enguérand et Sébastien. Tous les trois nous avons déjà vécu une première aventure entrepreneuriale ensemble puisque nous avons développé une société dans l’événementiel, qui s’appelle Josepho, où l’on faisait de la location et de la vente de Photobooth (bornes photo) à destination des particuliers et des professionnels. Josepho existe toujours, elle possède une dizaine de salariés et elle fait un million et demi de chiffre d’affaires. Dans cette société-là, nous avions implémenté une première brique d’intelligence artificielle sur l’image, et c’est de ce point-là qu’est venue l’idée de Sequentia, dont le nom est devenu Flaash il y a quelques semaines.

Photo de profil pour Jean

Explique-nous la genèse de Flaash

Avec Enguérand et Sébastien, cela faisait quelque temps que l’on réfléchissait à développer “autre chose” et donc, nous avons voulu repartir de cette brique d’IA générative dans l’image qui existait sur Josepho pour adresser un nouveau secteur. Nous avons réfléchi à plusieurs cas d’usage et puis finalement, on s’est orienté vers l’immobilier et Flaash a vu le jour.

Maintenant nous proposons un service de Home Staging virtuel. Concrètement, la solution est un SaaS qui permet de faire des projections de rénovation et d’ameublement. C’est un service qui est à destination des professionnels de l’immobilier, agents immobiliers et mandataires pour les aider à générer des projections qui vont permettre aux acquéreurs de plus facilement se projeter sur des biens qui seraient “restés dans leur jus” ou vides et donc générer plus de mandats, plus de visites et plus d’offres pour les pros.

Comment fonctionne Flaash, la solution de Home Staging basée sur l’IA générative ?

C’est une application en ligne directement disponible depuis le site Flaash.ai qui permet d’avoir accès à plusieurs outils dont :

    • Un outil de rénovation de pièces meublées. Lors d’une vente, le bien est le plus souvent habité et les pièces sont donc déjà meublées. Petit bémol, la décoration, l’encombrement ou encore le désordre font que les acquéreurs ont du mal à se projeter. L’idée est donc de rafraîchir les pièces virtuellement pour les rendre plus attrayantes et plus modernes.
    • Un outil d’aménagement de pièces vides. Comme pour le premier outil, un acquéreur ne se projette pas ou peu dans une pièce vide car la pièce est froide. Quand elle est meublée joliment, c’est déjà plus intéressant.
    • Un outil qui permet de faire de l’aménagement extérieur, donc aménager un jardin, installer une piscine et plus encore.

Enfin, nous avons également des outils annexes qui interviennent en soutien des 3 outils principaux comme la suppression d’éléments sur la photo, l’ajout de certains objets si on le veut (ex : une ouverture), l’éclaircissement photo, etc. Et tous ces outils là, gravitent autour de modèles d’intelligence artificielle, de génération d’images. À l’origine, ces modèles partent de modèles open source, mais derrière, nous les avons ré-entraînés pour arriver à très bien faire ce que nous proposons maintenant aux agents : du Home Staging.

10 000 utilisateurs, vous devez être fiers de Flaash ? Quelles sont les prochaines étapes ?

Oui effectivement, nous sommes super fiers ! Et je pense que nous avons aussi beaucoup de chance parce que l’utilisation de l’IA générative dans le secteur immobilier c’est une innovation de rupture et cela a permis de rendre accessibles les services de Home Staging à des agents qui avaient des moyens un peu limités et qui ne pouvaient pas forcément s’offrir ces services auprès des solutions qui existaient jusque là ou auprès de graphistes 3D, qui sont très onéreux.
Nous avons donc eu un très bon démarrage et nous sommes super contents de ça. Cela fait six mois que la première version de la plateforme est lancée et nous venons de démarrer la commercialisation et d’obtenir nos premiers clients et nos premiers partenariats avec des réseaux de mandataires et agences immobilières. Maintenant, les prochaines étapes, c’est de continuer à nouer des partenariats sérieux avec des réseaux d’agences, réseaux de mandataires et éditeurs de logiciels pour devenir LA référence en Home Staging en France. Et, évidemment, très rapidement aller adresser des marchés étrangers.

Plusieurs XP dans l’entrepreneuriat, pourquoi avoir choisi d’être accompagné et pourquoi la Belle de Mai ?

Chez Josepho nous avons appris énormément de choses grâce à la multitude d’expériences que l’on a vécues et grâce aux éléments que l’on a testés notamment dans le cadre du développement de nos outils internes. Nous nous sommes vraiment auto-formés. À l’époque, nous avons développé notre propre logiciel de création devis, de facturation, de mailing, de rapprochements bancaires et notre ERP. Mais, avec les années, on s’est rendu compte qu’en faisant cela, ce développement interne de nos multiples outils d’organisation, malheureusement, entre guillemets, nous n’étions plus concentrés sur le produit en lui-même et la valeur à apporter aux clients. Donc, même si c’était super enrichissant chez Josepho, pour le projet Flaash nous voulions faire les choses différemment. Cette fois, nous avons voulu nous concentrer sur le produit dès le début et déléguer à des personnes compétentes les parties que l’on savait moins faire pour ne pas diluer notre innovation et notre savoir-faire. Dans cette optique, on s’est donc tourné vers des personnes dont c’était le métier : les chargés d’affaires de l’incubateur.

Avec Flaash, nous avons choisi l’incubateur Belle de Mai car il était intéressant pour trois raisons :

La première est justement l’accompagnement par des gens dont c’est le métier. Accompagner des jeunes entreprises et avoir le recul nécessaire pour conseiller le projet et éviter les écueils que peuvent rencontrer les entrepreneurs, c’est ce qu’on attend de l’incubateur Belle de Mai qui a un large éventail de projets SaaS accompagnés de par sa spécialisation IT. Nous ne connaissions pas du tout ce modèle là à la base, on ne venait pas de ce milieu donc c’est la première raison qui nous a aidé à faire notre choix.

La deuxième raison, c’est le volet accompagnement un peu plus administratif. Par exemple, nous aider à rédiger des dossiers pour la recherche de financement. Encore une fois, c’est quelque chose que nous n’avions jamais fait, qu’on voulait faire et on voulait surtout bien faire. Pour cela, l’incubateur est un conseiller génial parce qu’il a l’habitude d’accompagner des dizaines d’entreprises tous les ans sur ce sujet et donc de savoir mettre le doigt là où il faut changer un élément ou au contraire appuyer pour que les dossiers correspondent exactement à ce qu’attendent les différents dispositifs de financement.

Et enfin, la troisième raison, une raison géniale même, c’est l’avance remboursable. L’incubateur est le premier partenaire financier de l’aventure. Il nous a tout de suite aidé à bien faire les choses et cela fait écho au premier point sur le fait de se faire aider par des personnes dont c’est le métier dès le début. Grâce à l’avance remboursable, on n’a pas attendu d’avoir les moyens ou jouer la carte de la débrouille pour commencer à avancer le projet. Par exemple, du point de vue légal, nous avons pu nous entourer pour bien créer, pour éditer les conditions générales de vente de manière très professionnelle avec un cabinet d’avocats, travailler la recherche en propriété intellectuelle, établir la politique de confidentialité, … Chez Josepho, nous ne l’avions jamais fait parce que c’est un exercice sur lequel au début, on ne veut pas forcément mettre de budget et cette fois, l’incubateur était là pour le financer. C’est aussi grâce à l’incubateur que nous avons pu, dès le début, faire appel à une agence de branding qui nous a permis d’avoir une belle carte d’identité très professionnelle et rassurante pour les clients plutôt que d’attendre d’avoir “enfin les fonds pour pouvoir s’offrir cela”.

Vous avez récemment signé un partenariat avec Digit RE Group qu’est-ce que ça signifie pour Flaash ?

Digit RE Group c’est le groupe qui comprend Optimhome et Capifrance. Ce sont deux réseaux de mandataires indépendants qui cumulent 5000 conseillers au total. Donc pour nous, ça veut dire plusieurs choses.

La première, c’est qu’aujourd’hui, Flaash est crédible par rapport à ces réseaux là et que nous avons réussi à développer une technologie qui sait convaincre les acteurs majeurs français de l’immobilier. La deuxième, c’est une chance immense parce que cela nous offre l’opportunité de faire tester la plateforme à davantage d’utilisateurs et clients, d’avoir les retours terrain et de pouvoir continuer à améliorer l’outil au fur et à mesure de son utilisation.
La dernière, c’est que nous avons la possibilité de montrer patte blanche pour d’autres réseaux en montrant que nous savons travailler avec des réseaux sérieux et déjà bien établis et donc qu’ils peuvent se rapprocher de nous sans problème pour voir comment travailler ensemble, sachant qu’on veut se positionner comme l’ acteur principal du Home Staging en France et bientôt également à l’étranger.

Merci d’avoir répondu à nos questions Jean, bonne continuation.

Manon Dhennin

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